Mardi 10 mai 2011
2
10
/05
/Mai
/2011
16:41
-
Publié dans : EcoLogique
Un concept intéressant que j'ai trouvé dans un livre qui ne l'est pas moins : Deepwater Horizon de Stéphane
Ferret.
Pour simplifier, l'homme a hérité son rapport à la nature d'une métaphysique H qui le place au
centre de la nature, qui n'existe que dans son rapport à lui. Le vivant est perçu comme bon lorsqu'il sert l'homme et néfaste lorsqu'il lui nuit. Le monde représente une ressource à exploiter
pour le bien de l'humanité et sa perpétuation illimité. Mais on comprendra facilement que cette vision a ses limites.
L'auteur propose de réfléchir dans le cadre d'une autre métaphysique, non H celle-ci, à la
manière dont l'homme pourrait s'inscrire dans une nature ou le vivant serait perçu comme un tout dans lequel chaque être vivant contribuerait au fonctionnement équilibré de l'ensemble. Dans cette
vision il devient aberrant de considérer qu'un être puisse avoir plus d'importance ou plus de droit qu'un autre, tout comme il serait idiot de considérer qu'un bras a plus de droit à exister
qu'une jambe ou qu'un autre organe du même corps.
Le défi est important car il nécessite de déconstruire ce que des siécles de religion ont concouru à justifier, et de réinventer une image de
l'homme moins égocentrique et plus modeste. Ce chantier s'inscrit dans un mouvement plus large de l'éthique de l'environnement et de
l'éthique de l'animal qui se proposent de redéfinir les droits des êtres vivants. J'y reviendrais...
0
Mardi 10 mai 2011
2
10
/05
/Mai
/2011
15:51
-
Publié dans : Basiques
C'est quoi l'espace infini ? Un melange de plein et de vide ? Un melange d'espace et de temps ? Des étendues infinies d'une durée infinie
?
Mais quel sens peut bien avoir l'étendue si elle est infinie ?
Et Quel sens peut bien avoir la durée si elle n'a ni commencement, ni fin ?
Du plein, du vide, mais dans quoi ? Le vide contient-il le plein ? Ou bien est-ce le contraire ? L'espace se contient-il lui même ?
C'est quoi l'espace infini ?
0
Jeudi 23 décembre 2010
4
23
/12
/Déc
/2010
17:02
-
Publié dans : Boite à idées
Pour Epicure et bien d'autres, la philosophie s'entend comme un exercice. Il vise l'assénissement de l'âme et se
préoccupe principalement de ce qui crée le bonheur. Pour Epicure, avec le bonheur nous possédons tout, et sans lui nous faisons tout pour l'obtenir.
Le principe est assez simple, éradications des idées nuisibles (la mort et les peurs liées à l'avenir) et un juste
dosage des plaisirs.
Concernant la mort il considère que la mort n'est rien du point de vue des sensations. Selon lui tout le bien et
tout le mal résident dans la sensation. Or la mort est justement la disparition de nos sensations. De plus, considérant qu'il n'y a rien d'effrayant dans le fait de ne pas vivre, la vie devient
un surplus qui ne peut-être qu'agréable. Il conclut sa démonstration en disant : "Quant nous sommes, la mort n'est pas là, et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes pas !". Cette
tournure d'esprit permet au philosophe de ne plus rechercher le temps le plus long, mais de butiner le plus fruité[...]"
Cela nous amène à ses principes concernant les désirs et le plaisir. Pour Epicure le plaisir est "le principe et le
but de la vie bienheureuse" ; il est "le signal de tout choix et rejet".
Les désirs sont soit naturels, soit vains ; contraignants ou pas. Les désirs naturels contraignants sont
nécessaires, soit à la vie même, soit au bonheur, soit à la tranquilité durable du corps. Le but de la réflexion philosophique est justement de trouver les choix
et rejet appropriés à la santé du corps et à la sérénité de l'âme.
Tout ceci nous éclaire d'une façon étonnante sur ce qu'était réellement l'Epicurisme. Nous sommes bien loin de
l'image populaire de ce grand philosophe.
0
Derniers Commentaires